Auto-héberger ses photos avec Immich sur Raspberry Pi 5
Confier des milliers de souvenirs à un service cloud comme Google Photos a un coût : celui de la confidentialité et, de plus en plus, celui de l’abonnement. Immich change la donne. Cette application open source reproduit l’expérience d’une galerie cloud moderne — sauvegarde automatique depuis le smartphone, reconnaissance faciale, recherche intelligente — mais entièrement hébergée chez vous, sur un Raspberry Pi 5. Voici comment la mettre en place.
Pourquoi Immich séduit autant
Immich est l’un des projets d’auto-hébergement les plus actifs du moment. Son dépôt GitHub compte des dizaines de milliers d’étoiles, signe d’une communauté très dynamique. Contrairement à une simple galerie, Immich propose des applications mobiles Android et iOS qui sauvegardent automatiquement vos photos et vidéos dès qu’elles sont prises, exactement comme le ferait Google Photos. La différence : vos données ne quittent jamais votre domicile.
Le matériel recommandé
Immich utilise une base de données et des modèles d’apprentissage automatique pour la reconnaissance faciale : il a donc besoin de ressources. Un Raspberry Pi 5 avec 8 Go de RAM est le minimum confortable, et le stockage NVMe est fortement conseillé pour la fluidité des miniatures.
- Eine Raspberry Pi 5 8 Go (ou 16 Go pour de grandes bibliothèques)
- Eine NVMe-SSD via une NVMe Base Duo
- Eine aktive Kühlung
Pour un déploiement sans assemblage, notre Kit NAS Raspberry Pi 5 constitue une base idéale, le stockage des photos profitant directement du double NVMe.
Étape 1 : préparer Docker
Immich se déploie exclusivement via Docker Compose, ce qui simplifie grandement l’installation et les mises à jour. Si Docker n’est pas encore installé sur votre Pi, suivez notre guide Pourquoi utiliser Docker sur Raspberry Pi, puis installez-le rapidement :
curl -fsSL https://get.docker.com | sh
sudo usermod -aG docker $USER
Déconnectez-vous puis reconnectez-vous pour appliquer les droits du groupe Docker.
Étape 2 : déployer Immich
Récupérez le fichier docker-compose officiel et le modèle de configuration depuis le site du projet :
mkdir immich && cd immich
wget https://github.com/immich-app/immich/releases/latest/download/docker-compose.yml
wget -O .env https://github.com/immich-app/immich/releases/latest/download/example.env
Éditez le fichier .env pour définir l’emplacement de stockage de vos photos (UPLOAD_LOCATION) sur votre disque NVMe, ainsi qu’un mot de passe robuste pour la base de données. Lancez ensuite la pile :
docker compose up -d
Étape 3 : premier démarrage
Au bout de quelques minutes, l’interface est accessible sur le port 2283 du Pi. Créez votre compte administrateur, puis installez l’application mobile Immich sur votre téléphone et pointez-la vers l’adresse de votre serveur. Activez la sauvegarde automatique : vos photos commenceront à se synchroniser. La première analyse pour la reconnaissance faciale peut prendre du temps selon la taille de votre bibliothèque, c’est normal.
Accéder à ses photos en déplacement
Pour consulter vos souvenirs hors de chez vous sans exposer le serveur directement à Internet, la solution la plus simple et la plus sûre est un VPN maillé. Notre tutoriel Accéder à son Raspberry Pi grâce à Tailscale explique comment y parvenir en quelques minutes, sans ouvrir de ports sur votre box.
Conseils de fiabilité
Vos photos sont irremplaçables : un disque unique ne suffit pas. Configurez une sauvegarde régulière du dossier de données et de la base PostgreSQL d’Immich vers un disque externe. Surveillez aussi la température du Pi lors des phases d’indexation intensive. Enfin, pensez à mettre à jour régulièrement les conteneurs pour bénéficier des correctifs de sécurité.
Schlussfolgerung
Immich sur Raspberry Pi 5 offre une alternative crédible et élégante aux galeries cloud commerciales, sans abonnement ni compromis sur la vie privée. Associé à un stockage NVMe et à un accès distant sécurisé, votre Pi devient le gardien de tous vos souvenirs. Pour aller plus loin dans l’auto-hébergement, découvrez aussi notre tutoriel sur l’installation d’un NAS OpenMediaVault.